Ça faisait un moment que j'étais supposé mettre en ligne une croûte sur les exploits de nous autres en terre bretonne, il y a deux saisons de cela (soit six lunes et des poussières). En compagnie de cinq bons amis et pour le weekend end de la pentecôte, j'étions allé en forêt de Brocéliande (pour la légende) ou cambrousse de Paimpont (pour la réalité) (Venant de la N24, après le Supermarché, tourner à droite sur la D773 et t'es à Paimpont, et tu te surprends à être déçu parce que tu sais pas pourquoi mais t'imaginais que, ben, il y avait des chevaliers, des fées aquatiques et autres vieilles pierres).
Donc là, nous gambadoyons festivement, respiroyant et profitoyant de cette rieuse foreste (je situe ma hure derrière le fût du fond) :

J'avions dispensoyé à mes compagnons l'art du coucouilloyement, qui consiste à formoyer une cavité des deux mains et d'insuffler mélopée sauvage et champestre aux deux notes, séparoyées par quatre semis-tons, ce qui en cas de réussite libère beau criement et attire le plumé gibier.
Concernant l'enluminure, j'avions voulu rendre le doux grain des craies d'huiles en utilisant le phostoshoype (afin d'évitoyer le conchiement d'une telle saynette par les affres du froid dessein informatis), d'où cette chimère numérique (l'aftuce est la texture de la plume). Je sommes ma foy fort aisé de l'artifanal réfultat.
Bon, il est un peu tard pour faire semblant de savoir parler vieux. J'avais fait un autre essai au trait que voici :

Et j'ai voulu le mettre en couleur mais ce fut bien malaisé, et voici le piètre résultat :

Non j'aime pas trop, je me demande d'ailleurs si j'ai bien fait de le mettre en ligne. Zut trop tard.
Mais quoy, si vous, honneste vagabond, estimez de bonne affabilité la rédaction d'un conftructif propos, je t'invitons à prendre plume et sur mes travaux me narrer quelques mots. La grand merci !